Traditions antiques
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La Magie depuis l’ère Chrétienne jusqu’à la fin du Moyen AgeUn médecin, Théosophraste Paracelse, ressuscita, dans le XVI ème siècle, l’antique doctrine des Talismans, qu’il prétendait employer avec succès pour le traitement des maladies et accidents qui menacent la vie humaine. Cette doctrine médicale tirée de la Kabbale, se présentait comme empruntée aux anciennes sciences occultes de la Chaldée et de l’Egypte. Le talisman, dont le nom Tsilmenaïa signifie image, une figure, était la gravure de quelque emblème ou symbole sur les métaux consacrés aux Génies des planètes. Cette œuvre magique devait être exécutée à jour et heure déterminés, avec la ferme volonté d’attirer sur le talisman l’influence bienfaisante du génie que l’on invoquait selon tel besoin, soit de santé, soit de toute autre protection surnaturelle. Nous devons donc au célèbre Paracelse la plus complète explication de ses secrets dont quelques personnes graves admettent l’efficacité, à peu près au même titre que celle des Agnus Dei, des médailles dites miraculeuses, et des objets qui ont touché les reliques des saints. Or, les génies de l’Orient étant les types originels de nos Anges, c’est-à-dire figurant des puissances médiatrices en Dieu et l’homme, il n’est point prouvé que l’invocation des uns ou des autres soit dénuée de vertu. Les talismans sont du domaine de la foi et relève de la liberté de penser ; je me borne donc à les décrire, sans plaider leur cause, ni la calomnier.
I. Le Talisman de Saturne Il est un préservatif contre le danger de mort par apoplexie, cancer, carie des os, consomption, hydropisie, paralysie ; contre le danger de mort violente par crime secret, poison ou guet-apens. Ce talisman préserve les femmes des périls mortels qui accompagnent ou suivent parfois l’enfantement. Pour faire le talisman de Saturne, il faut prendre une plaque de plomb pur, taillé circulairement, dans les dimensions d’une médaille ordinaire, et parfaitement polie sur ses deux faces. Sur la première face, on grave, avec un burin à pointe de diamant, l’image d’une faux, enfermée dans un pentagramme ou une étoile à cinq pointes. Sur la seconde face, on grave une tête de taureau, enfermée dans une étoile à six pointes, entourée des lettres composant le nom de Rempha, génie planétaire de Saturne, d’après l’alphabet des Mages.
II. Le Talisman de Jupiter Il attire sur ceux qui le portent la bienveillance, la sympathie de tout le monde. Il écarte les soucis, favorise les entreprises honnêtes, augmente le bien-être selon la condition sociale. Pour faire ce talisman, il faut prendre une plaque d’étain pur, taillé circulairement. Sur la première face, on grave avec le burin à pointe de diamant, l’image d’une couronne à quatre pointes, au centre d’un pentagramme. Sur la seconde face, on grave l’image d’une tête d’aigle, au centre d’une étoile à six pointes, et entourée des lettres composant le nom Pi-Zéous, génie planétaire de Jupiter.
III. Le Talisman de Mars Il est un préservatif contre les atteintes de tout ennemi dangereux. Son influence écarte le danger de mort dans un combat. Il neutralise le péril de mort violente qui se trouverait présagé dans l’horoscope de la nativité. Pour faire ce talisman, il faut prendre une plaque de fer pur, taillé circulairement. Sur la première face, on grave, l’image d’un glaive, enfermée dans un pentagramme ou étoile à cinq pointes. Sur la seconde face, on grave l’image des lettres composant le nom d’Ertosi, génie planétaire de Mars.
A suivre !
La croyance au pouvoir des talismans n’a jamais cessé d’exister, ses adeptes ne sont pas moins fervents que ceux de l’Antiquité. Ils savent encore que cette doctrine considère le talisman non comme un objet de superstition, mais comme un signe visible ayant pour effet de rappeler sans cesse l’esprit du croyant à la confiance en Dieu et à la sanctification de la volonté. Cela est si vrai, que dans la doctrine hermétique, le talisman était réputé déchu de toute vertu aussitôt que son possesseur s’abandonnait à une pensée coupable ou à un désir impur.
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